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Mon inconnue du wagon 33

Et si vous rencontriez votre âme-soeur avant même de l’avoir réellement rencontrée ?

C’est le rêve troublant que fit Ben, dans un train pour Moscou, lui inspirant une lettre qu’il conserve sans trop savoir pourquoi, depuis des années.
Un rêve resté aux portes de sa mémoire jusqu’à ce jour…

La mystérieuse femme de ses songes, Marie, s’effondre dans ses bras à la terrasse d’un café parisien, avant de s’éloigner sans un regard.

Les deux destins vont alors se croiser, dans un ballet de rendez-vous manqués orchestrés par la vie, au gré de routes tortueuses qui les mèneront à un face-à-face avec leurs émotions, là, au cœur d’eux-mêmes.

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Extrait…

QUELQUES MOTS EN VOYAGE

Mon inconnue du wagon 33,

Vous voir a été comme une révélation.
Quelque chose que je savais de tout temps et qui pourtant m’a touché au plus profond de l’être, sans même savoir pourquoi, ni comment.

Je vous ai vue et tout a basculé.
Le monde, mon monde, le ciel, ô ciel, vos yeux…
Moi qui aimais les mots… à votre vue les miens ont fané avant même d’avoir éclos, tant le dire, à vous voir, était vide de sens.

Votre tête inclinée révélant votre nuque… et un frisson m’a parcouru. Pourquoi ?
La courbe de votre épaule sous un voile léger et ma vue s’est brouillée, troublée par trop de « si ».
Votre main devinée, la caresse de vos doigts ont fait fondre un glacier que je ne connaissais pas. 

Je croyais que mon cœur était ouvert à tout.
À vous voir j’ai eu peur, je l’ai senti étroit.
Mais je n’avais rien vu avant de vous voir vous, vos yeux sont apparus et c’est là, je l’avoue, que je vous ai aimée.
D’un amour inconnu et qui pourtant sait tout, de l’amour que l’on nomme l’amour… simplement tout.

La vie m’avait fait homme, solide conquérant, sans être solitaire, j’errais, j’errais pourtant.

De vous je n’avais vu qu’une nuque, qu’un cou.
Qu’une épaule et ces sièges entre moi, entre nous.
Alors pourquoi ce trouble pour un corps étranger, étrange et terrifiant, mais pourtant familier ?
Votre douce présence, à deux sièges de moi, avait le goût intense des passions d’autrefois.

J’aurais voulu vous dire mais les mots résonnant firent silence cette fois.
Vers, sonnets s‘évanouirent au doux son de vos pas.
Quand vers moi tu t’avances, tu dérobes ma voix.
Ô ta robe, insolence…

Mes yeux se sont levés, j’ai aperçu tes seins.
Je t’ai vue mon aimée, comme on connaît les siens.
Je t’ai vue avancer, comme on renaît d’un songe, avancer… sur le quai.
Et sans savoir pourquoi, mon cœur a frappé fort, ou peut-être ma main, vous m’avez vu alors. Tu m’as vu c’est certain.
J’ai cru voir en tes yeux notre histoire à venir, tête à tête éternel entre deux souvenirs.
 
Tu me connais de loin, je te connais en tout.
Pourtant je ne fais rien.
Ton visage rendu flou…
Si j’avais su te dire…
Mais je sais que tu sais.
 
Ben.

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