Mon clair obscur à l’infini

Je suis le démon rugissant, je suis la tempête qui détruit.
Je suis l’ange aux ailes d’argent, je suis le soleil qui bénit.
Je suis la pluie qui fait pousser, autant que le puit qui tarit.
Je suis l’hiver et puis l’été, la famine, l’abondance aussi.

Je suis la main qui te repousse autant que celle qui te console.
Je suis l’accueil et l’herbe douce, le chardon piquant, l’herbe folle.
Je suis le maître et puis l’élève, tout le savoir et tout l’oubli,
La cohérence, le paradoxe, la thèse et l’antithèse aussi.

Je suis celle qui vise le succès et je suis celle qui le refuse,
Celle qui pardonne à tout jamais, comme celle qui juge et qui accuse.
Je suis le rouge, je suis le noir, l’éternité et le néant.
Je suis la honte, je suis l’espoir, le bienheureux et le souffrant.

Je suis la femme qui veut aimer et aussi celle qui en a peur.
Celle que souffrir fait trembler et aussi mon pire agresseur.
Je suis celle qui veut qu’on l’aime et celle qui ne veut qu’on l’approche.
Je suis la flamme, l’étincelle, aussi le repoussant, le moche.

Je suis les sirènes hurlantes et les cloches qui sonnent au loin.
Je suis la foi et l’épouvante, je suis le sauveur, l’assassin.
Je suis le jour et puis la nuit, les arcs-en-ciel et les éclairs.
Le nouveau-né et la mamie, la petite-fille et la mère.

Je suis celle qui a peur du noir mais aussi celle qui le défie.
Je suis l’ennui, le désespoir, je suis la joie et l’infini.
Je suis l’imprudente sauvage et la timide introvertie.
Je suis l’heureuse d’être sage et celle qui rêve d’interdit.

Je suis la rêveuse sincère et la froide calculatrice.
Je suis la bienveillante prospère, l’odieuse manipulatrice.
Je suis la Fée bonne et magique, je suis la sorcière des peurs.
Je suis l’idée et le déclic, je suis l’impuissance et l’horreur.

Je suis le calme et le silence, je suis les cris et les échos.
Je suis de la vipère la langue, de la colombe le blanc manteau.
Je suis la rage et la violence, qui menace et montre les crocs.
Je suis celle qui aime le monde, la terre, les hommes et les oiseaux.

J’ai en moi autant de tornades que de paisibles éclaircies,
La puissance de faire des miracles et de détruire à l’infini.
J’abrite le chaud et le froid, l’amer, le doux, l’eau et le feu,
Au fond de mes creux je me noie, dans mes sommets touche les cieux.

Je suis le tout et son contraire et de tout cela je me ris,
Car de tous ces sens contraires, je suis la mort et puis la vie.
Je suis le parfait équilibre de parfaites imperfections.
Amour, haine, beauté, terres arides, le tout existe en ma maison.

Extrait de Mon inconnue du wagon 33 en vente sur Amazon

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